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La symbolique du sapin de Noël

ArbreNoelDès l’Antiquité, l’arbre symbolise le renouveau de la vie.

Le 24 décembre a toujours été le jour de la fête de la renaissance du soleil. Pourquoi ? Parce que le 21 décembre est celui du solstice d’hiver, cad le jour le plus court de l’année. Après le solstice d’hiver, les jours rallongent, on va vers le printemps. Le printemps symbolise la renaissance de la vie.

C’est pour rendre hommage au retour de la lumière qu’on éclaire encore les arbres de Noël.

Pendant les fêtes du solstice d’hiver, durant l’Antiquité, on faisait des cadeaux en l’honneur de la déesse Strenia. C’est de là que vient le nom d’ « étrennes ».

Ce rite païen du solstice d’hiver va durer jusqu’au 4è siècle. Et lors de ces fêtes, « l’arbre de vie » est décoré de fruits, de fleurs et de blé. On choisit en général des arbres à feuilles persistantes pour symboliser la vie éternelle. D’où le sapin.

Ces fêtes d’hiver sont l’occasion de décorations faites de branches de sapins, de rubans, de torches pour chasser les mauvais esprits. A Rome, on fait aussi des décorations de guirlandes et de couronnes de laurier. Pourquoi les guirlandes ? Rappel de l’architecture des temples. Les couronnes de laurier symbolisent la vie éternelle (cfr les couronnes des empereurs).

 

En 354, l’Eglise chrétienne fixe la naissance de Jésus dans la nuit du 24 décembre. Pourquoi ? Pour rivaliser avec les rites païens du solstice d’hiver.

Après cela, plusieurs légendes circulent :

  • Au 6è siècle, Saint-Colomban, moine établi dans les Vosges qui y fonde un monastère, décide d’emmener ses moines le soir du 24 décembre sur une montagne où trône un grand sapin. Les moines accrochent leurs lanternes à l’arbre et placent une croix à son sommet. Les paysans sont attirés par cette lumière et viennent écouter Saint-Colomban qui leur raconte la naissance de Jésus. Cela deviendra une tradition.
  • Au 7è siècle, Saint-Boniface, homme religieux allemand décide de détruire un grand chêne, arbre sacré des druides qui gardaient encore une influence païenne sur le peuple. En tombant, l’arbre écrase tout, sauf un jeune sapin. Saint-Boniface décide alors d’appeler ce sapin l’arbre de l’enfant Jésus.

 

Au Moyen Age, et principalement dans les pays germaniques et en Alsace, l’arbre de Noël symbolise l’arbre du paradis et on le garnit de fruits rouges (pommes). Pourquoi ? Les pommes sont des fruits de saison, mais aussi les fruits défendus du paradis. Au sommet de l’arbre, on place une étoile qui symbolise l’étoile de Bethléem.

Mais on continue à utiliser de préférence  des branches et non des arbres complets.

Par la suite, les Protestants vont utiliser de plus en plus l’arbre de Noël contre les catholiques qui utilisent de préférence des crèches et des santons pour célébrer la naissance de Jésus.

Au 17è siècle, c’est en Alsace qu’on présente pour la première fois un arbre complet sur une place publique de Strasbourg.

Au 18è siècle, le sapin entre dans les églises pour la veillée de Noël. Il se propage aussi en France.

Au 19è siècle, le sapin de Noël se généralise dans les pays catholiques, ainsi qu’en Angleterre et en Amérique. Le Père Noël apparaît aussi au 19è siècle, venant d’Amérique, sorte de personnage issu de Saint-Nicolas, patron des enfants.

1930 : Le Père Noël apparaît dans les publicités américaines pour Coca-Cola. Il ressemble à un joyeux bonhomme et cette image persiste toujours.

 

Noël, c’est aussi et en principe un moment de joie.

Qu’est-ce que la joie ? La joie ne se décrète pas, ne se décide pas, mais on peut l’inviter en soi. 

Pour cela, il faut être attentif à ce que l’on fait, être de bonne humeur, garder en soi un espace intérieur qui est calme. La méditation et le yoga aident à cela.

La joie peut-elle durer ?  C’est une condition pour aller vers la sagesse.

Qu’est-ce que la sagesse ?  Une lucidité appliquée à soi, une meilleure connaissance de soi et de ses liens avec ce qui nous entoure.  Il faut développer un esprit critique, ne pas vivre dans le regard des autres, c’est ce qu’on appelle l’individuation.

Certains philosophes pensent que la joie peut sauver le monde ! Et l’humour qui y participe crée une distance en même temps qu’un lien avec les autres. Ce sont de bonnes armes contre le fanatisme et la violence.

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