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Quatre grands philosophes

Qu’est-ce que la philosophie ?

Une réflexion sur l’homme et le monde !

La philosophie sert à réfléchir et à comprendre l’homme, ce qui l’entoure et ce qui lui arrive.

Pour cela, les philosophes ont créé à travers le temps des  systèmes d’idées.

Depuis l’antiquité et jusqu’au 17ème siècle, la philosophie constituait l’ensemble des connaissances humaines / sciences, nature, histoire, art (esthétique), politique, morale, droit, … En Occident, la philosophie a été très marquée par la raison.

Par cette prise de conscience du réel, le but de la philosophie est d’atteindre la sagesse.

Quatre grands philosophes qui ont marqué notre histoire occidentale

Platon, né en Grèce en 428 avant JC

On l’associe à Socrate et on le considère comme l’inventeur  de la philosophie.

Il s’est consacré à de nombreuses études, notamment sur la métaphysique, l’éthique, la politique, …,  sous forme de dialogues à propos de différents sujets.

Dans ces dialogues, les solutions aux problèmes posés ne sont pas de réponses définitives, ce sont des apories.

C’est aussi Platon qui a créé l’académie.

On lui doit une théorie des idées dont la forme suprême est l’Idée du Bien (Dieu ?), ce qui influencera la religion chrétienne, notamment à travers Saint-Augustin. Platon fait une différence essentielle entre l’idée et la matière, divisant le monde entre celui des idées (le ciel des Chrétiens ?) et celui de la matière.

Kant, né en Allemagne en 1724

Aussi un des philosophes les plus connus, à l’origine de l’idéalisme moderne.

Il a développé sa philosophie sous formes de critiques : la critique de la raison pure, la critique de la raison pratique, la critique de la faculté de juger.

  • La critique de la raison pure : « Que puis-je savoir ? ». Il s’agit d’une réflexion sur la raison par la raison.
  • La critique de la raison pratique : « Que dois-je faire ? », « Que puis-je espérer ? ».

C’est notamment une réflexion sur la morale et sur la liberté. Selon Kant, la morale vise des actes qui n’ont pas d’autres buts qu’eux-mêmes (actes désintéressés). C’est ce qu’il appelle des impératifs catégoriques.

  • La critique de la faculté de juger : réflexion sur la beauté, le goût et sur la nature.

Kant pensait que l’humanité évolue vers un point de perfection qui est sa finalité. C’est ce qu’on appelle la téléologie.

Hegel, né en Allemagne en 1770

Il a construit un immense système de pensée pour organiser toutes les connaissances de son époque sur base d’un principe : l’Esprit. Selon lui, l’Esprit est l’idée universelle supérieure, une sorte d’absolu.

On le considère comme le père de la dialectique.

La dialectique s’élabore en trois temps : la thèse, l’antithèse et la synthèse. Ce système suppose un dépassement successif des contradictions. Autrement dit, à chaque étape, on nie la précédente tout en la conservant. Dans ce système, le négatif est un moteur qui permet au positif de s’affirmer.

Ex : la floraison

Thèse : un bouton apparait sur un arbre fruitier

Antithèse : la fleur fait disparaître le bouton : la fleur nie le bouton mais le conserve en elle

Synthèse : le fruit fait disparaître le bouton et la fleur, mais les conserve en lui.

Ce type de raisonnement se décline dans tous les domaines.

Nietzsche, né en Allemagne en 1844

Sans doute le philosophe le plus à la mode aujourd’hui parce qu’il a donné beaucoup d’importance à l’inconscient et a développé une philosophie athée.

Selon lui, il faut être méfiant et ne pas s’en tenir aux évidences : il faut interpréter les phénomènes pour découvrir leur sens caché, leur signification inconsciente.

Nietzsche ne croyait pas en l’existence de Dieu ou à un être suprême. Selon lui, l’homme est seul et doit créer lui-même ses valeurs à partir de la vie, ce qu’il définit par le gai savoir.

La vie ne vise pas le bonheur, mais la puissance : il définit la vie comme volonté de puissance.

A partir de là, il élabore une théorie du surhomme, qui est un homme honnête par-delà le bien et le mal, un homme qui vit pleinement, qui refuse la médiocrité, qui serait plus sage et plus fort que les autres.

Le surhomme combat le nihiliste, celui qui se répète « à quoi bon ? », qui dit non à la vie, qui ne croit plus en rien et qui considère que tout se vaut. Il faut aimer la vie pour vouloir qu’elle revienne à l’infini : c’est à partir de là qu’il définit le concept d’éternel retour.

Nietzsche parle aussi de bigarrure dans ses livres qui sont poétiques. Cela indique la juxtaposition des couleurs, des idées, des sensibilités, des goûts qui forment, sans fusionner, la diversité du monde et qui ne peut être réduite à aucune unité.

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